L’hydrogène est-il l’avenir de la Formule 1 ?

La formule 1 est à un tournant de son histoire. Véritable vitrine technologique pour les constructeurs, si la compétition phare du sport automobile continue d’être animée par des voitures à moteur à explosion que l’on sait condamner à moyen terme, elle le sera à son tour ! Son avenir passe donc inévitablement par la propulsion électrique seule alternative connue à ce jour.

Oui mais voilà la Formule E créée en 2014 occupe déjà le terrain. Et avec brio si l’on en juge par le nombre de constructeurs engagés et non des moindres : Porsche, BMW, Mercedes, Audi, Nissan, Jaguar etc… Jamais un championnat n’avait attiré autant de constructeurs en même temps ! La Fédération internationale de l’automobile ne s’y est pas trompé en reconnaissant la compétition électrique comme championnat FIA officiel depuis cette année. La marge de manœuvre de la Formule 1 pour se renouveler est donc réduite. Et si l’hydrogène était la solution ?

La Formule E est un championnat passionnant où il se passe quelque chose à chaque course et qui a rarement le même vainqueur deux courses de suite. Seul bémol, les courses se passent sur des circuits urbains peu passionnants, artificiels et souvent tortueux, et ce n’est pas par hasard !

En effet les monoplaces de Formule E rencontrent le même problème que la voiture électrique de Monsieur tout le monde à savoir un ratio autonomie/performances peu favorable obligeant à brider la performance pour augmenter l’autonomie. Le circuit urbain permet à la fois de gommer le déficit en performances et de faciliter la regénération des batteries lors des nombreux freinages augmentant ainsi l’autonomie.

Tout ceci ne correspond pas aux standards de performance très élevés de la Formule 1. Or l’hydrogène est évidemment en mesure de gommer ce ratio autonomie/performance défavorable. A contrario d’une Formule E, une formule 1 à hydrogène se passera d’un pack de batterie allégeant son poids et n’aura plus la contrainte de l’autonomie pour une performance maximale. Il sera même éventuellement possible d’envisager des ravitaillements en course si la sécurité le permet.

Par ailleurs l’hydrogène et la pile à combustible synonymes positifs de haute technologie ne pourront que séduire les constructeurs automobile toujours à la recherche d’une vitrine technologie et d’un laboratoire ce qu’à précisément toujours été la Formule 1.

L’ACO (Automobile Club de l’Ouest) organisateur des 24 heures du Mans ne s’y est pas trompé en lançant dès 2018 le programme d’étude Mission H24 dont le but n’est ni plus ni moins que de faire courir des prototypes mus par l’hydrogène à partir de 2024. Et si la Formule 1 lui emboîtait le pas ?

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